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CES FILMS QUI RENDENT HEUREUX

 

LE CINEMA : UN PHILTRE MAGIQUE

Garder le rythme ! Ne rien faire, c’est le préserver

COMME UN MIROIR, LE CINEMA PERMET DE RÉFLÈCHIR (Philippe Durant)

Nobody’s perfect (Billy Wilder, I.A.L. Diamond)

Il faut savoir partir d’un film pour rentrer chez soi ! (Moi)

 

Le cinéma reste pourvoyeur de distraction. Mais il aide aussi à réfléchir sur soi-même. Il peut aider à réagir, à analyser notre propre condition. Surtout les films servent à écarquiller les yeux à angle ouvert sur notre existence et la débarrasser, même provisoirement, des futilités qui empoisonnent notre esprit. Un bon film peut nous aider à  éclairer l’entrebâillement de notre destin pour éviter de nous apitoyer sur notre sort, s’intéresser à autrui, et au besoin  nous accepter tel que nous sommes. Repartir à chaque fois de la case départ comme dans « Un jour sans fin » en visionnant le film qui fait mouche nous évitera de faire pschitt dans la vie matérielle. Pour faire en sorte que celui qui croise notre regard ou notre cheminement ne soit pas une silhouette anonyme et facultative rencontrée en « négatif », le voyage est parfois long et laborieux. La thérapie d’un amour authentique et sincère est tellement rare dans notre vie que l’on désespère moins au cinéma à rencontrer l’âme sœur, l’être unique qui correspond aux résonances de notre cœur, à nos considérations spécifiques, bref à « NOS » moments de purs bonheurs. Car au cinéma le bonheur est multiple. Il n’existe pas que des pantins ou des épouvantails qui rentrent chez eux le film terminé et qui se rincent l’œil avec le jus de notre détresse !

Le philtre magique du cinéma contient une alchimie équilibrée entre plusieurs ingrédients rassurants qui, quand on y a goûtés, peuvent redonner l’appétit de la vie ou peuvent grandement y contribuer. Souvent, le charme ne s’opère pas tout seul. Poser notre regard sur l’essentiel, savoir encaisser les « punch » de la vie n’est pas admis à tout le monde mais « Á bout de souffle » ou « Le souffle au cœur » peuvent nous éviter « Les  400 coups » de cette « Tour infernale »  et nous rendre pertinent et perspicace pour affronter notre environnement quotidien, rendre un sourire, ouvrir la porte, pincer votre voisin… Et nous révéler à nous même !

Bien sûr ce petit guide ne nous engage à rien. Il sert de viatique ou de vadémécum à une vie déjà bien garnie. Profitez lecteur et spectateur, attendrissez-vous devant ce répertoire. Miroitez ! Car le septième art à la chance de pouvoir réussir la synthèse de tous les autres arts.

Tous les films cités ici trouvent une entrée au catalogue vidéo de l’Odyssée (sauf mention contraire) et tous sont bénéfiques. Obélix nous l’a confirmé.

A la fin de ce voyage qui m’est tout de même personnel, je vous ai réservé une case bonheur pour qu’à votre tour, vous nous suggériez le titre d’un film ou le souvenir d’une séquence de spectateur à accrocher au-dessus de de votre lit !

Enfin ce répertoire s’inspire de l’ouvrage de Philippe Durant avec qui je partage de nombreux moments de bonheur et d’affinités.  « FILMOTHÉRAPIE : 52 films qui font du bien (guide Favre) » empruntable et réservable à l’Odyssée à la bibliothèque du cinéma (791.43)                                                     Bon voyage intérieur. PK

 

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Qu’est ce qu’un « bon » film ?

Ce chapitre s’inspire de la « charte des films bonheur », le site qu’anime Jean-Claude Guerrero. (www.filmsbonheur.com). On trouve sur internet beaucoup de listes exhaustives de films : Dvdéthèque du bonheur ou autre répertoire des «  feel good movie »  mais rares sont les listes qui recensent les films de cinémathèque ou de films plus classiques. L’Organisation des Nations Unies a décrété la journée du 20 mars « Journée Internationale du Bonheur ». Pour une journée de bonheur que de jours néfastes dans une seule année. Pour ma part, il n’existe pas une journée sans petit plaisir, sauf peut-être le 20 mars (une séquence d’un grand cru ou un épisode de série télévisé, voir un dessin animé) qui me titille la glande pinéale ou me surexcite rien qu’au visuel de la jaquette. Que de fois n’ai-je été foudroyé par ce « Bon plaisir » de la rediffusion, cet effet « Tonton flingueur » qui fait effet d’antidépresseur bénéfique.

Jean Claude Guerrero dénombre quatre caractéristiques du film qui rend « heureux » celui qui le regarde (le contraire d’un regard de Méduse ou de sa copine Gorgone qui paralyse !) :

-         L’ÉMOTION qui  doit être posée par petites touches et posséder une dimension humaine et simple,

-         L’HUMOUR mais un humour qui n’est pas vulgaire, et qui peut susciter la réflexion,

-         L’INATTENDU. Le spectateur est prêt à tout avaler pourvu que ce soit plausible, dans le contexte du film...qui, lui, bien sûr, peut être complètement fou,

-         LA JUBILATION. Pour chacun d’entre nous, il existe toujours « UN »  film qui fait l’unanimité, qui, à chaque vision, stimule notre émotion, enrichit notre imaginaire grâce à son univers inédit et à cette curieuse alchimie (sentiments, émotions, humanité) qui nous sensibilise à chaque fois...

-         Et c’est ainsi que l’on y revient comme dans la forêt de « la Belle et la Bête ».