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Shantaram

Auteur : Gregory David Roberts
Editeur : Flammarion Paris
Publié : 2007
Type de document : Livre
Cote : r rob

Shantaram,

 Un grand éloge de l’amitié

Attention ! Roman exceptionnel !

Vous n’aimiez ou ne connaissiez pas, ou peu, l’Inde ? Ce livre vous donnera l’envie d’aimer comme il se doit ce pays immense, doté de milles facettes, parfois violentes, souvent contradictoires, mais jamais insignifiantes.

 L’auteur ? Petit délinquant approché par le grand banditisme, il  se retrouve en prison  en Australie à la suite de braquages à main armée, mais ces armes étaient fausses.

Il s’en échappe et prend le premier avion qui lui permet la fuite de son pays, et atterrit en Inde.

C’est le début d’une aventure incroyable ou l’auteur est pêle-mêle à la fois médecin improvisé dans un bidonville, trafiquant de bijoux et de devises étrangères, puis enfin combattant des moudjahidine contre l’invasion soviétique en Afghanistan au beau milieu des années 1980. Shantaram vous emporte dans un tourbillon continu.

Mais qu’est-ce Shantaram ?

 Une grande fresque romanesque, un voyage initiatique, un road movie, voir une aventure épique contemporaine ? Shantaram est  surement un peu de tous ces éléments à la fois. Et cela renforce davantage la force de l’histoire et les propos de l’auteur.

Des longues plages sablonneuses aux plus hauts sommets de l’Afghanistan en passant par les campagnes et surtout les villes indiennes, tous les décors possibles sont présents dans ce roman à caractère autobiographique. Certains éléments sont d’ailleurs bien réels, d’autres sont une «  inspiration » de ce qu’a vécu l’écrivain,  Gregory David Roberts.

Poignant, survolté, ode à la liberté : Tout cela est superbement écrit dans Shantaram.

Histoire d’amour mais surtout d’amitié, l’auteur dépeint des personnages hauts en couleur tout au long de ses péripéties. On survole avec beaucoup de plaisir les quelques 800 pages du livre. Il est quasiment impossible de s’y ennuyer.

La crasse la plus ignoble et misérable côtoie la profondeur d’âmes humaines d’une pureté magnifique. Seule l’Inde permet de vérifier cela.

Le plus petit vendeur de rue à la sauvette vous marque par sa philosophie de vie dépouillée à l’extrême, sa rudesse, mais aussi sa joie de vivre qui peut parfois nous manquer en tant qu’occidental. Même les bandits les plus terrifiants, chefs de grandes villes entières- police et administrations incluses- en deviennent attachants. Le personnage s’en accommode fort bien et parvient à s’en faire de vrais amis, prêt à risquer sa vie pour eux au besoin.

Un ouvrage qui sort vraiment du lot, à lire d’urgence si par mégarde la mélancolie d’automne est en train de vous surprendre !

A I